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Daniel Blouin et Ophélie Comelieau : J’ai tout quitté pour réaliser mes rêves…

Mai 15, 2018 | Retranscriptions vidéo | 0 commentaires

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J'ai tout quitté pour réaliser mes rêves...

Retranscription de la vidéo

Daniel Blouin : Bonjour tout le monde. Ici Daniel Blouin. Je suis présentement à Bruxelles pour donner deux conférences aujourd’hui, et je suis en compagnie d’Ophélie Comeliau que j’ai rencontrée à Paris en juin [2017] – donc il y a environ six mois.

Et elle a assisté à ma conférence Sortie de zone, et elle vient de me raconter ce que ça t’a fait, ce que ça t’a provoqué comme sortie de zone. Et j’aimerais que tu en parles, car j’ai trouvé ça super inspirant. Tu es un exemple parfait de sortie de zone. Explique-moi dans quel contexte tu étais à l’époque quand tu as vu ma conférence. Qu’est-ce qui s’est passé dans ta vie comme sortie de zone inspirante ? ( parce que c’est très inspirant)

Ophélie Comeliau : donc à l’époque j’étais salariée en Allemagne

Daniel Blouin : oui, mais on s’était vu à Paris mais tu habitais en Allemagne à l’époque.

Ophélie Comeliau : voilà, on s’était vu à Paris, moi j’habitais en Allemagne, j’étais salariée dans une entreprise dans une situation assez confortable on va dire.

Daniel Blouin : Toi, tu es étudiante en économie, tu travaillais dans la finance

Ophélie Comeliau : voilà, analyse financière en Allemagne. Voilà, j’étais dans un job assez confortable, bien payé, horaires flexibles.

Daniel Blouin : toutes les bonnes raisons pour ne pas faire une sortie de zone.

Ophélie Comeliau : exactement, et pourtant ça faisait beaucoup d’années en tout cas – j’avais déjà passé mon diplôme de coach en 2010, donc ça faisait vraiment plusieurs années que je savais que j’avais envie de me diriger vers là, que j’avais envie de me lancer en tant qu’indépendante etc… mais je pense qu’inconsciemment …

Daniel Blouin : tu remettais toujours à plus tard, tu procrastinais parce que c’est inconfortable, difficile

Ophélie Comeliau : je me disais que j’avais le temps, voilà, …

Daniel Blouin : et que ta situation était tellement confortable que ça ne valait pas le coup d’essayer de se créer des problèmes pour rien

Ophélie Comeliau : voilà, j’avais peur sûrement aussi de faire le pas, parce que c’est l’inconnu. Est-ce que ça va marcher ?

Daniel Blouin : donc du refoulais un peu ce que tu avais vraiment le goût de faire, parce que tu étais passionnée parce que tu faisais en Allemagne ?

Ophélie Comeliau : Non, ben disons que c’était confortable, j’avais des chouettes collègues. Donc ça c’est déjà important. Mais par contre le travail en soi ne me faisait pas vibrer, ne m’épanouissait pas vraiment, et ça avait surtout pas beaucoup de sens.

Daniel Blouin : Tu m’as dit aussi tout à l’heure avant l’entrevue que tu as toujours pris des décisions en fonction de t’ouvrir plein de portes

Ophélie Comeliau : Exact

Daniel Blouin : d’avoir plein de possibilités, que ce soit facile.

Ophélie Comeliau : oui, en fait quand on m’a demandé ce que je voulais faire plus tard, quand il a fallu choisir des études, en fait je savais pas ce que je voulais faire pendant 40, 50 ou 60 ans.

Daniel Blouin : Comme plusieurs d’entre nous

Ophélie Comeliau : Donc ce qui m’a semblé le plus intelligent à l’époque

Daniel Blouin : rationnel, cérébral et raisonnable

Ophélie Comeliau : c’est de choisir des études qui m’ouvrent des portes et qui me permettent de …

Daniel Blouin : ça c’est très rationnel, ça c’est être motivé un petit peu par la peur de manquer, de ne pas aller vers ce qu’on sait qu’on doit faire, mais d’y aller avec la sécurité et la facilité. C’est un peu ça.
Donc toi tu es en Allemagne, et en juin dernier, tu étais à Paris, tu as assisté à ma conférence. Comment tu l’as vécu ?

Ophélie Comeliau : donc pendant toute la durée de la conférence, j’ai adoré, j’ai vraiment adoré.

Daniel Blouin : Et là tu dis pas ça parce que je suis ici.

Ophélie Comeliau : non. En fait, ça m’a troublé. J’avais envie de pleurer en fait pendant toute la durée de la conférence. J’avais envie de pleurer. Donc j’étais émue, bousculée, et à la fin de la conférence complètement pommée, perdue. Donc je suis venue te trouver. Tu t’en souviens ?

Daniel Blouin : Je me souviens, tu étais avec ta mère ?

Ophélie Comeliau : J’étais avec ma maman. Donc je t’ai dit : voilà, ce que je te dis : c’était top la conférence, mais maintenant il faut m’aider parce que je suis perdue, et tu m’a posé une question. C’est assez puissant parce qu’on a vraiment pas beaucoup parlé.

Daniel Blouin : Oui, ça était vite.

Ophélie Comeliau : Tu m’as posé une question et elle m’a bousculé. Elle a complètement changé le cours de mon année et de ma vie probablement. Donc la question c’était, si tu devais mourir demain, qu’est-ce que tu regretterais le plus de ne pas avoir fait ? Et moi, ça m’a donné un électrochoc intérieur. J’ai eu une réponse, une prise de conscience, une réponse de mon cœur en fait.

Daniel Blouin : C’était pas rationnel.

Ophélie Comeliau : Comme tu dis j’étais beaucoup dans le mental, beaucoup dans le rationnel, beaucoup dans le cérébral.

Daniel Blouin : dans le raisonnable

Ophélie Comeliau : mais là pour le coup, cette question-là, elle m’a obligé à avoir une réponse du cœur en fait.

Daniel Blouin : Tu as senti …

Ophélie Comeliau : J’ai senti que voilà, il fallait que je rentre en Belgique.

Daniel Blouin : parce que tu es belge, on est à Bruxelles.

Ophélie Comeliau : Oui, et puis l’idée, c’est que j’ai envie de me lancer en français.

Daniel Blouin : lancer un business, devenir travailleur autonome

Ophélie Comeliau : je ne maîtrise pas assez l’allemand

Daniel Blouin : pour rester en Allemagne. Là tu as senti ça, et qu’est-ce qui s’est passé après ?

Ophélie Comeliau : Alors là, c’était au mois de juin. Et figure-toi que le 30 juin

Daniel Blouin : quelques jours après ma conférence, notre rencontre

Ophélie Comeliau : j’ai remis ma démission. Ensuite, j’avais un préavis de trois mois. Donc voilà, j’ai travaillé jusqu’à fin septembre, et donc je suis de retour à Bruxelles depuis deux mois, deux petits mois.

Daniel Blouin : Et maintenant que tu as fait ta grande sortie de zone – zone assez majeure, personnelle, professionnelle – parce que tu t’étais aussi séparée de ton conjoint à l’époque. Pas à cause de la conférence.

Ophélie Comeliau : oui, ça s’était déjà deux ans à l’avance.

Daniel Blouin : et maintenant que c’est fait, que tu es rendue là ici à Bruxelles quelques mois plus tard, avec le recul …

Ophélie Comeliau : je te dis merci

Daniel Blouin : c’est vrai ?

Ophélie Comeliau : je te dis merci parce que je me rends bien compte à quel point j’aurais pu en fait rester dans cette situation des années

Daniel Blouin : très confortable

Ophélie Comeliau : ou même reprendre un autre travail dans le même style, mais je m’éloignais en fait.

Daniel Blouin : tu t’éteignais

Ophélie Comeliau : je m’éteignais, oui, et c’est une joie de pouvoir me dire que chaque jour je peux faire ce que j’aime en fait. Consacrer mon temps, parce que mon temps, c’est ma vie.

Daniel Blouin : donc maintenant tu fais uniquement ce que tu aimes

Ophélie Comeliau : voilà

Daniel Blouin : tu es revenue chez toi en Belgique.

Ophélie Comeliau : oui

Daniel Blouin : et tu fais un métier maintenant que tu aimes

Ophélie Comeliau : exact

Daniel Blouin : qui te passionne

Ophélie Comeliau : donc écoutez, le message est clair. C’est un conseil à donner à ceux qui sont peut-être présentement perdus, ou qui ne savent pas trop, ne se posent pas la question, ne sont pas conscients de ce qu’ils sont en train de vivre peut-être, ou qui procrastinent, ou qui remettent à plus tard ce qu’ils doivent faire, qu’est ce que tu as à leur dire, comme conseil ?

Ophélie Comeliau : je pense qu’en général on sait au fond de nous ce qui nous fait vibrer et ce qui donne du sens à notre vie, et je pense que quand on sent ça, quand on entend cette petite voix, il faut y aller, peu importe si on comprend pas comme tu disais. On comprend pas toujours

Daniel Blouin : c’est rare qu’on comprenne.

Ophélie Comeliau : en général on veut pas l’écouter parce qu’elle nous amène sur un chemin difficile, et on aime le facile, mais sauf que si on avait une vie que de facile je pense qu’on serait ennuyé. Ce serait ennuyeux, je pense qu’on serait pas épanoui, heureux.

Daniel Blouin : Est-ce que présentement tu t’ennuies de l’Allemagne ou de ton travail dans une banque en finances ?

Ophélie Comeliau : Non, pas du tout

Daniel Blouin : zéro ?

Ophélie Comeliau : zéro

Daniel Blouin : je pense que tu ne regretteras jamais jamais, même si c’est difficile ?

Ophélie Comeliau : jamais. Je ne regretterais jamais, même si c’est difficile, oui.

Daniel Blouin : d’accord

Ophélie Comeliau : Et alors une question que je me pose et que je vous invite à vous poser aussi quand vous avez un obstacle, ou quand vous avez peur d’aller vers une situation, d’aller quelque part.

Posez vous la question : est-ce que ça me rapproche de mes rêves ou est-ce que ça m’en éloigne ? Est-ce que ça me rapproche de mes désirs les plus profonds, ou est-ce que ça m’en éloigne ? Est-ce que ça me rapproche de ma vie idéale ou est-ce que ça m’en éloigne, et essayez de s’arrêter à cette question-là. Pas commencer à se dire tout ce qui peut se passer.

Daniel Blouin : des fois, c’est pas si compliqué que ça. C’est simple.

Ophélie Comeliau : j’ai réussi à me poser juste une question au lieu de 1000 et ça m’a aidé.

Daniel Blouin : c’est très stressant, c’est très difficile, mais c’est simple. C’est quand même simple quand on ose se poser la question.

Ophélie Comeliau : Et là, la fluidité arrive, la synchronicité arrive, la magie de la vie arrive en fait.

Daniel Blouin : Écoutez, je ne peux pas être plus d’accord avec ce que tu dis, ça c’est sûr. Et si jamais il y a des gens qui veulent te rejoindre, voir ce que tu fais, comment les gens peuvent te rejoindre ?

Ophélie Comeliau : mais déjà ophélie comeliau sur facebook et opheliecomeliau.com .

Daniel Blouin : donc merci pour ton témoignage très inspirant

Ophélie Comeliau : ben merci

Daniel Blouin : et comme vous pouvez voir, on ne meurt pas nécessairement à faire des sorties de zone, même si c’est des sorties de zone majeures, qui impliquent le personnel, le professionnel, qui chamboule une vie.

Ophélie Comeliau : Cela amène de la joie, même s’il y a des challenges.

Daniel Blouin : Et c’est souvent quand il y a des challenges que ça mène à la joie. Écoutez, à bientôt. J’espère que ça vous inspire un peu et que vous rendez compte qu’on ne meurt pas à faire des sorties de zone, et qu’après, après quelques semaines, quelques mois souvent, on regarde en arrière puis on se dit : par chance que je suis sorti de ma zone, et par chance que j’ai continué dans le bout difficile pour me rendre au point de bascule où là, je sais ce qui est arrivé.

Est-ce que tu dis des fois avoir su – ce que je viens de vivre-là, ma sortie de zone – et que je serais autant heureuse de revenir en Belgique, et de changer de travail. Est-ce que tu te dis : j’aurais dû faire ça avant ?

Ophélie Comeliau : Oui, c’est sûr, clairement.

Daniel Blouin : est-ce que tu as l’impression d’avoir peut-être gaspillé quelques mois, quelques années, avoir su avant ? Je sais que c’est facile à dire après. Qu’on est dedans, on n’est même pas conscient souvent dessus, mais est-ce que tu as l’impression d’avoir perdu un peu de temps ?

Ophélie Comeliau : j’ai perdu un peu de temps. En même temps, j’ai appris d’autres choses qui me permettent de rentrer dans cette nouvelle zone autrement.

Daniel Blouin : Exact

Ophélie Comeliau : mais clairement, moi je vous invite à agir parce que je pense que c’est quand on est sur le terrain que l’on grandit, qu’on apprend le métier aussi. C’est quand on se lance.

Daniel Blouin : Oui, absolument, et ne pas essayer de prédire l’avenir

Ophélie Comeliau : le problème, j’étais dans la théorie en fait pendant des années, dans les séminaires à apprendre, apprendre, apprendre.

Daniel Blouin : connaissances, connaissances, connaissances.

Ophélie Comeliau : j’accumulais les connaissances, et du coup, je pense que l’accélération se fait de manière exponentielle quand on passe à l’action.

Daniel Blouin : On l’intègre beaucoup plus lorsqu’on le fait. Il faut le vivre pour le comprendre. Écoutez, à bientôt. Tchao, bye.

Ophélie Comeliau : Bye, bye

 

Ophélie Comeliau
site internet : https://opheliecomeliau.com/
facebook : https://www.facebook.com/opheliecomeliau

Daniel Blouin
site internet : https://sortiesdezone.com/
facebook : https://www.facebook.com/sortiesdezone
Livre :

Sorties de zone

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